31. January 2018 - 13:30
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Hurlevents | Théâtre Denise-Pelletier | Wednesday, 31. January 2018

HURLEVENTS

Texte : Fanny Britt / Mise en scène : Claude Poissant

Avec Alex Bergeron, Kim Despatis, Benoit Drouin-Germain, Florence Longpré, Emmanuelle Lussier-Martinez
et Catherine Trudeau Page Officielle

Assistance : Andrée-Anne Garneau ; scénographie : Patrice Charbonneau-Brunelle ; costumes : Linda Brunelle Assistance aux costumes : Marie-Audrey Jacques ; Maquillages-coiffures : François Cyr lumières : Erwann Bernard ; conception sonore : Nicolas Basque ; dramaturgie Alexia Bürger Stagiaire à la production : Cédrik Lapratte-Roy

Une production du Théâtre Denise-Pelletier.

Hurlevents se déroule aujourd’hui, au cœur de la ville, 170 ans après la publication du roman d’Emily Brontë. La pièce met en scène des jeunes, habités par leurs propres ambitions, leurs absolus, leurs passions secrètes et dévorantes. Des jeunes, indignés et aussi préoccupés par les graves questions d’éthique et de dynamiques de pouvoir dans les relations. Émilie (Florence Longpré) part le lendemain pour un long voyage. Elle n’a pas vu sa sœur Catherine (Kim Despatis) depuis un moment quand celle-ci surgit, fragilisée, un soir de tempête, avec son amoureux de peu de mots (Alex Bergeron). Ce soir-là, Émilie prépare un repas réunissant son bouillant colocataire Édouard (Benoît Drouin-Germain), son amie Isa (Emmanuelle Lussier-Martinez) aux prises à son insu dans un piège amoureux, et MarieHélène (Catherine Trudeau), leur professeure de littérature victorienne. À mesure que la soirée avance, que les jeunes idéalistes se noient dans leur soif d’absolu, les échos des personnages du roman Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë se font de plus en plus
insistants. Jusqu’à entrer en eux…

Pour Fanny Britt, l’œuvre d’Emily Brontë a servi de combustible à l’écriture de Hurlevents. « C’est avec l’esprit de ses personnages que j’ai créé les miens. Réflexion miroir sur la jeunesse et la maturité, ma pièce est aussi un hommage à cette génération Y à laquelle je n’appartiens pas et qui me fascine, dont j’admire le côté frontal et
assumé. »

« Ce qui m’intéresse ici c’est le passage sensible entre les deux ères », dit Claude Poissant. « Comment savoir si les traces laissées par nos amours, les passionnels, les obsédants, les indiscutables, auront, une fois ceux-ci brisés, des résonances vivifiantes ? Même si on ne peut prévoir le temps d’une douleur, n'y a-t-il pas pour
apaiser dans la littérature des leçons à comprendre, des rêves à saisir, autant dans ce regard que Fanny Britt pose sur la liberté parfois illusoire des milléniaux que dans celui de Brontë sur une ère où pour les femmes les interdits l’emportaient toujours sur la liberté. »